éditions le sélénite

Forever Emmanuelle.

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J’ai passé ces dernières semaines à préparer la publication de «La Philosophie Nue» d’Emmanuelle Arsan, dont je suis très fier. Une édition comme je l’avais imaginée, augmentée d’une postface hautement précieuse écrite par Suzanne Brogger, auteure danoise qui a vécu au début des années 60 à Bangkok cette « philosophie nue » avec Marayat et Louis-Jacques Rollet-Andriane, merveilleux et mystérieux couple qui se révèle au travers d’Emmanuelle Arsan.
Tout ce que j’ai à dire sur ce texte, sur le pourquoi de sa publication ainsi que sur Marayat et Louis-Jacques se trouve dans la préface écrite pour l’ouvrage, qui a exigé de moi de nombreuses tentatives et un long temps de réflexion. Je la place entre les pages du temps, entre les mains de celles présentes et à venir; pour certaines raisons – que je ne peux expliquer ici – elle amorce une évolution, révolution individuelle  et collective.
J’ai fabriqué personnellement l’édition de tête de «La Philosophie Nue», objet artisanal à la gloire d’Emmanuelle, des Emmanuelle, qui contient un tirage photo original sur Baryté de Marayat, le fac-similé du texte de la chanson «L’amour nu» écrit pour Suzanne Brogger et le fac-similé d’une lettre (croustillante) d’Emmanuelle Arsan à Pierre Molinier. Puisse maintenant Emmanuelle trouver corps à ses rêves, à ses désirs.

Quelques informations :

Sortie ce lundi 12 décembre aux éditions Le Sélénite. Pack Noël comprenant les trois premiers livres parus au Sélénite disponible.
Rencontre le 15 décembre au Dupont Café Bibliothèque, de 18h à 21h.(toutes les informations sur FB)
Plus d’infos sur La Philosophie Nuehttp://www.leselenite.fr/la-philosophie-nue
Pour commander un exemplaire de l’édition courante ou de tête : http://leselenite.tictail.com

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Quelques extraits de La Philosophie Nue :

« Mais certains penseront peut-être que l’humanité est déjà assez intelligente et savante comme ça. La seule suggestion qu’il y ait encore quelque part quelque chose à apprendre fait peut- être violence à leur foi héritée, offense leur culte ? Si la société tout entière pensait ainsi, alors ses maux seraient effectivement sans remèdes; sa condition, sans espoir. Par bonheur – minoritaires mais en nombre sans cesse croissant, et non sans pouvoir – des hommes existent qui ont conscience de ne quasiment rien savoir et d’avoir encore tout à chercher. »
« Nous sommes en crise. Le monde est en crise. Et alors : que devons-nous faire ? Prendre peur, éclater en sanglots, nous désespérer ? Mais si cette crise était une aubaine ? Si toute crise était un bien ? »
« Comment pourrions-nous prétendre, dans une Nature qui ne tient pas en place, incarner la pérennité et la permanence ? Avant que nous ne nous soyons orientés, nous sommes ailleurs. Avant que nous n’ayons le temps de nous penser, nous sommes déjà quelqu’un d’autre. »
« Si, au contraire, c’était eux les monstres ? Est-ce une vie humaine, est-ce une société de justice, celle dans laquelle ces amoureux se croient permis – et croient possible – d’être, comme on dit, « seuls au monde » ? Et si leur amour, au vrai, n’était qu’un égoïsme à deux ? Leur prétendu bonheur, rien d’autre que la souffrance obscure que connaissent, uniques et exclus du réel eux aussi, les poètes « maudits », les visionnaires mystiques et les schizophrènes ? La réalité ne se divise pas : qui veut n’en assumer qu’une parcelle refuse le tout. »
« La perte est un plaisir, parce qu’elle répond à un besoin, au même titre que l’orgasme. Il existe, en effet, quoi que prétende le catastrophisme moderne, une disproportion démesurée entre l’énergie potentielle de l’Univers et les moyens de consommation dont dispose l’Homme. Nous recevons – du moins dans les pays développés – plus d’énergie que nous n’en avons besoin pour survivre : plus d’air, plus d’eau, plus de nourriture, plus d’aide mécanique, plus de mots, d’images et de lois. Nous sommes menacés par l’excès des choses et des forces, plus que par leur pénurie. L’issue serait notre écrasement, si nous n’avions inventé l’art de perdre. »
« L’angoisse écologique et la désespérance technologique sont une mode bien pratique pour ceux à qui il importe que nous nous tenions tranquilles – conformes au modèle de citoyens et de fidèles dont tout pouvoir rêve.»
« Si une simple cafetière nous fournissait dix tasses de café buvables sur cent, nous cesserions de l’utiliser, nous n’en recommanderions pas la marque aux autres. Comment se fait-il donc que nous nous montrions moins exigeants sur la qualité de l’instrument, lorsque nos espérances amoureuses, nos plaisirs érotiques, notre vie familiale font les frais de son minable rendement ? Pourquoi ne tentons-nous pas l’essai d’autres modèles, d’autres formes de mariage : à plus de deux ? »
« Apprendre à être unique et singulier, apprendre à vivre seul avec les autres – voilà la chose la plus nécessaire et la plus difficile. On ne peut y parvenir en se laissant imposer des règles qui ne sont, en fait, bonnes pour personne parce qu’elles ont été conçues pour tout le monde. Chaque être ne peut trouver qu’en soi-même la formule qui lui permettra d’être seul sans se retrouver solitaire.»
« Pour s’assurer que nous restions en elle, la famille, à notre naissance, s’installe en nous. Elle nous remplit et nous approprie de manière à ce que nous ne soyons plus jamais disponibles, jusqu’à la mort et au-delà. Sur notre pierre tombale, notre nom sera encore gravé dans son langage, pour sa pérennité et à sa gloire. Sortir de la famille équivaut, dès lors, à entrer en nous-mêmes. À moins que nous ne nous jetions dans ce vide, nous resterons perpétuellement enfermés : enfance, école, maison, ville, préjugés, mariage, profession, asile seront nos prisons. »

Extrait d’Un été avec Emmanuelle Arsan par Suzanne Brogger :

« Sans plus de scrupules, je suis devenue – moi, une toute jeune fille – l’élève favorite de cette école philosophique débridée. Débridée ? Oh, dingue comme gaga ou dada – folle comme il faut l’être, selon un conte de Karen Blixen, si l’on veut tirer de la vie la moindre jouissance.
J’ai fait – comme il se devait – mon entrée sur la scène littéraire danoise – nue. Mes trois premiers livres des années 70 tendaient à confirmer L’Hypothèse d’Éros et à expérimenter La Philosophie Nue.
J’ai fait la révolte nue. Contre la famille, contre la monogamie, contre le machisme. Dans mes livres des années 70, j’ai déconstruit toute la sphère intime à travers mes propres expériences. »

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Texte traduit par Christine Berlioz, Laila Flink Thullesen et Pierre Pascual. Disponible en édition bilingue, français/danois. Photo : Marayat Rollet-Andriane & Suzanne Brogger par Louis-Jacques Rollet-Andriane.

 

 

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L’aventure LESBOS.

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Je ne sais plus en quelle année j’ai rencontré Stanislas Briche, ça devait être en 2008. Nous avions passé une soirée dans l’appartement qu’il occupait alors avec son copain de l’époque, soirée où il était resté très silencieux. Je le regardais en me demandant ce qu’il pouvait bien penser…
À la fin du repas nous nous sommes montrés des trucs sur l’ordi : lui des photos des répétitions du spectacle sur lequel il travaillait (une adaptation du Scum Manifesto de Valérie Solanas) et moi un nouveau clip que j’avais sur une clé USB, que je n’avais pas encore mis en ligne, le clip de Molinier
Les bases étaient posées : des textes, du maquillage, des photographes, de la douceur, de l’extraversion, du genre sous toutes ses formes…
Durant toutes les années qui ont suivi, j’ai croisé Stan sur mon chemin (il est venu assister je crois à plusieurs concerts de Chose Chaton) puis je l’ai convoqué sur ce même chemin (il a tourné dans le clip Sous les sycomores, puis m’a finalement suivi à Berlin pour participer au dernier concert de ma courte vie de showgirl (je le savais sans le savoir à l’époque, il était beaucoup trop difficile pour moi d’évoluer dans les milieux où je devais chanter, et Berlin acheva de tuer la chanteuse que je rêvais d’être.)

stan-sous-les-sycomoresStanislas Briche et Pierre Pascual dans « Sous les sycomores » (Photos Marie Bienvenue, 2010)
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Pierre Pascual en concert à Berlin, avec Stanislas Briche et T.C-Berger. (Photo Rick Flynn, 2011)

Les images de ce concert – capturé en photo et vidéo par le gentil et talentueux Rick Flynn, qui depuis a réalisé son premier film – m’ont servi à construire l’ouverture du clip Lâche les chiens où figure Stan et où je règle, dans la scène d’ouverture, mes comptes avec moi-même et le milieu du spectacle, scène qui se poursuit dans le break parlé du clip Deneuve Danse pour finir, presque à tout jamais dans le clip Secrets : La Paradis des banlieues.
Mais revenons à Stanislas Briche, le sujet qui nous intéresse et qui m’intéresse davantage que ces mises en abimes et miroirs.
Ces dernières années, alors que j’avais abandonné l’image et la musique pour revenir au mot, consacrant trois années entières à l’écriture et au corps, j’ai eu la chance et le temps de pouvoir regarder les autres et j’ai vu la transformation de Stan : de la petite chenille timide, muette, au papillon merveilleux dont les ailes bruissent dans le vent. J’avoue avoir été épaté plusieurs fois par certaines de ses apparitions scéniques, et notamment la dernière (une mise en espace du travail sur Quartett de Heiner Müller avec Thomas Kellner, dirigé par Mathieu Huot.)
Il y a deux ans, alors que je m’apprêtais à sortir mon premier livre, j’avais revu Stan sur le parvis de Gare au théâtre et je voulais faire des photos argentique de lui, des nus ; nous en avions parlé, et je ne savais pas que tout ça se mettait lentement en place pour construire tout ce que serait l’aventure LESBOS.
LESBOS. J’ai aimé ce texte à la première lecture, et j’ai eu la chance qu’il me soit adressé…
LESBOS a été originellement posté sur Facebook, depuis l’ile grecque où Stan était bénévole pour l’ONG Dråpen i Havet.
Je n’ai pas vu ces posts puisque j’ai fermé ma page perso Facebook en 2011. Mais je me dis que ce qui doit être su et vu de nous finit toujours par rejoindre nos oreilles, nos yeux, et ce fut le cas pour ce texte.
Un matin, Thierry vient me voir à mon bureau : « Tu sais, Stan est à Lesbos, et il poste des textes sur Facebook, tu devrais les lire. »
Thierry savait que je commençais à travailler sur la création de ma maison d’édition – Le Sélénite. Je n’avais pas envie de retourner sur Facebook pour lire ça, donc Thierry eut la gentillesse de copier-coller chaque fragment, l’accompagnant chaque fois de la date du post, et de me les imprimer ; c’est comme ça que la première mouture de LESBOS est arrivée entre mes mains.
D’une seule traite je l’ai lu, sur mon lit. J’ai tout de suite su que je voulais l’éditer. J’ai toujours aimé le côté poète et Pierrot de Stan, que je pense partager avec lui, et ce texte est habité par la poésie, la rêverie.
Stanislas Briche est un dealer d’images : c’est ce qui est frappant dans LESBOS ; j’étais tellement redevable d’avoir accès à cette crise migratoire horrible par ses yeux de poète, qui certes m’accompagnaient sur la plage au milieu des bateaux, des cris, des journalistes mais qui deux minutes après me conviaient sur les collines avec les moutons, ou sous le balcon d’un vieux travesti qui faisait sécher sa robe…
Je suis fier d’avoir édité ce texte, puisque c’est maintenant chose faite ; il me semblait nécessaire de lui donner un écrin, de le sauver de la fragmentation de Facebook, du surplus d’infos, des pubs, de lui rendre le silence, de remettre l’écrivain face à son oeuvre.
Il n’y a nul doute pour moi que Stanislas Briche est un écrivain – Tous les poètes le sont – il a l’œil du poète, et donc la langue de l’écrivain.
Et puis j’étais hanté par cette histoire de Norbert Alexandropoulos, le crâne de chèvre qu’il ramasse sur un chemin, cette image ne me lâchait pas : Stan perdu face à la mer, avec son crâne entre les mains ; ça résumait pour moi tout ce qu’était Stan, tout ce qu’était le drame de Lesbos.
J’ai envoyé un SMS à Stan, alors qu’il était encore là-bas.
Stan, Thierry me transmet les textes que tu partages : c’est beau et très émouvant. J’aimerais en parler avec toi à ton retour. Je t’embrasse. Prends des notes, comme tu le fais, ton témoignage est important. 
Réponse de Stan à Thierry par email quelques jours plus tard :
Merci de me lire. Je suis ravi des réactions que tout ça suscite et franchement ça peut paraitre idiot mais ça fait un bien fou de se sentir suivi, soutenu et que ça trouve un écho. Remercie pour moi Pierre, j’ai bien eu son SMS et oui bien sûr on en cause avec plaisir quand je rentre. Gros bisous à vous 2. Sinon oui moi ça va, je suis étrangement peu émotif, je pense qu’il le faut pour pouvoir être efficace. Moi en tout cas c’est comme ça je pense que je fonctionne. Bisous lesbiens.
À son retour j’ai laissé passer un peu de temps – deux mois tout de même – puis je lui ai écris pour qu’on se voie (sans lui parler de ce que j’avais derrière la tête)
Nous nous sommes retrouvés dans le 11ème à Oberkampf – en l’attendant je regardais les couvertures de magazines sur les murs du Kiosque et j’ai découvert qu’Emmanuelle (le livre d’Emmanuelle Arsan – un auteur dont je raconterai l’histoire bientôt, puisque je vais l’éditer aussi) ressortait en BD (la version de Crépax ; très réussie, beaucoup plus que le film, et qui reste donc la seule version imagée plausible et intéressante d’Emmanuelle).
Stan est arrivé, flamboyant, cheveux orange fluo joliment peignés. Nous sommes allés dans un café, nous avons parlé de tout, et finalement de Lesbos. J’ai dit à Stan tout le bien que je pensais de son texte, puis ai demandé pour la forme : « Est-ce que quelqu’un t’a proposé de l’éditer ? » Ce à quoi il m’a répondu oui. J’étais un peu décontenancé. Oui un éditeur vient juste de m’écrire, il est intéressé.
J’avoue que j’étais un peu déstabilisé, mais je ne me suis pas démonté ; je lui ai exposé toutes mes idées pour l’édition du texte (et Stan ne savait même pas encore que je montais une maison d’éditions, donc il me fallait beaucoup d’aplomb…)
Cette histoire de deuxième éditeur était finalement pour moi une aubaine, ça m’a permis d’exposer mes idées sur l’édition – qui sont les mêmes que pour l’amour : je ne voulais pas l’exclusivité du texte, mais le droit d’en disposer tant que son auteur serait en amour avec moi : son possible éditeur.
De quel doit confisquerais-je ce texte à son auteur ? de quel droit en aurais-je l’exclusivité, alors que je ne la demande même pas à mon amoureux ? Cette idée va à l’encontre de tous mes principes, je ne possède pas le corps de l’autre, je ne possède donc pas non plus le texte de l’autre ; l’autre m’offre son corps, son texte, et comme dit Barthes dans Le plaisir du texte : Le texte a une forme humaine, c’est une figure, un anagramme du corps ? Oui, mais de notre corps érotique (…) et, perdu au milieu du texte, il y a toujours l’autre, l’auteur (…) je désire l’auteur, j’ai besoin de sa figure comme il a besoin de la mienne (…) L’important c’est d’égaliser le champ du plaisir, d’abolir la fausse opposition de la vie pratique et de la vie contemplative. 
Stan semblait emballé par mes idées, mais m’a dit qu’il devait attendre de voir l’autre éditeur, qui lui peut-être avait besoin de l’exclusivité…
Franchement, j’étais prêt à dire à Stan d’accepter coute que coute l’offre de l’autre éditeur qui lui proposerait certainement une distribution en librairie, alors que moi – artisan éditeur – je n’en étais qu’à une diffusion plus confidentielle sur Internet, qui serait certes belle et agrémentée, voire luxueuse, mais qui resterait un projet poétique pas très visible, ni rentable peut-être…
Alors ça m’allait bien de partager la garde avec un autre éditeur qui diffuserait, tandis que moi j’enverrais LESBOS sur la Lune, avec les Pierrots, les sélénites et autres créatures qui ne connaissent pas les livres qui se vendent ou s’achètent…  Au clair de la lune, mon ami Pierrot, prête-moi ta plume pour écrire un mot.
J’ai fait quelques photos de Stan et ses cheveux enflammés (Annie Lennox ou Cindy Lauper  je n’ai pas encore tranché) puis nous avons rejoint Thierry, dans un café plus loin, qui était en grande conversation avec Jean-Charles et Miss Botero que je n’avais pas vue depuis longtemps.

stan-oberkampfStanislas Briche le 24 mars 2016, Oberkampf.
miss-botero-jean-charles-the-kiss-dyptiqueJean-Charles J. et Miss Botero : baiser fougueux.

Nous avons lancé l’aventure LESBOS. Je suis allé chez Stan pour qu’il me montre ce qu’il avait ramené, et lui proposer les premières corrections – j’avais déjà bien travaillé et avais des idées assez claires sur la façon de présenter le texte.
Stan m’a présenté Norbert (vous pensez bien que j’en mourrais d’envie) et j’ai fait les premières photos (en numérique avec mon nouveau 5DMarkIII, acheté à un beau comédien qui avait un nom d’étoile – prémonitoire pour cette aventure sélénistique…)
Stan m’a offert un des deux petits savons Lesvos ramenés de là-bas.

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Norbert Alexandropoulos et petits savons locaux, le 26 avril 2016.
norbert-de-faceNorbert de face, le 3 juin 2016.

Pendant deux mois nous avons travaillé sur LESBOS, et autour de LESBOS. D’abord sur les corrections et mise en page du texte, puis sur plusieurs séries de photos incluant d’office notre starlette montante : Norbert ! Je voulais prendre Norbert sous toutes les coutures, en numérique, en argentique, de face, de côté, de dos, et j’ai même demandé à Benoist Chapel, l’illustrateur avec qui je travaille pour Le Sélénite, de réaliser son portrait !

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Norbert Alexandropoulos, illustration de Benoist Chapel (2016)

Je me retrouve aujourd’hui avec des centaines de clichés de Stan et Norbert, des dessins, des petits bouts vidéo, et je ne pense pas m’arrêter là…
Finalement nous avons enregistré la version audio du livre ; je suis venu chez Stan avec tout mon barda (MacBook, micro, pied, disque dur externe, carte son, tonne de fils…) et évidemment c’était en pleine grève des transports (on m’a fait de la place dans le métro et le RER : mon pied de micro plié et enveloppé ressemblait étrangement à un fusil à pompe !!)
J’étais heureux d’enregistrer, après Rose Turningham, mon deuxième livre audio (que vous pouvez obtenir en bonne qualité sur le site du Sélénite – 192 kps – comparé aux 64 kps proposés par Audible et iTunes : une honte !!! que les distributeurs ne s’étonnent pas que les ingés son et les artistes se mettent à travailler comme des cochons, si les distributeurs distribuent comme des cochons !! )
Pour chaque parution du Sélénite je dois choisir une couleur, et devinez celle pour laquelle j’ai opté ? Orange, bien sûr.
J’ai choisi le cliché qui serait proposé pour le tirage original de l’édition de tête, j’ai recadré le visage de Stan dissimulé derrière Norbert et ô surprise, Norbert avait sur le front des reflets orange !  incroyable !! Tout était écrit… sur ce crâne… renvoyant LESBOS à Lesbos, Stan à Sappho, que sais-je encore…
Concernant l’antique poétesse, j’ai trouvé cette citation qui ouvre le livre, que j’aime beaucoup ; je vous laisse la découvrir sous le frontispice que j’ai créé avec la merveilleuse illustration de Benoist Chapel représentant l’antique Stan.
Voilà, il est temps pour nous maintenant de partager ce livre, dont nous avons rêvé et auquel nous rêvons encore.
La dernière fois que j’ai vu Stan, pour lui présenter le BAT et les premiers clichés imprimés, il s’était rasé la tête : bye bye orange – qui entre-temps était devenu bleu, si je me souviens bien – LESBOS est déjà loin…. mais je crois que Norbert gardera longtemps ses reflets, alors…
Les livres sont éternels, presqu’autant que nos crânes évidés qui peut-être se rappellent avoir vu, avoir lu, avoir écrit…

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LESBOS (édition papier,  pack numérique et livre audio haute-qualité) en précommande sur www.leselenite.fr

(livre numérique et audio sur iTunes, Amazon & Audible)

Pack Presse/Promo accessible sur demande ici.

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